Visite de l’île de Taha’a, de sa vanille et de son rhum

Au programme de notre croisière, il y a la visite de l’île de Taha’a, réputée pour sa vanille C’est en effet ici qu’est produit le 80% de la fameuse vanille de Tahiti. Nous accostons chez Noé, un enfant de l’île d’origine française, parti en métropole pour faire des études en aéro-spatiale puis revenu sur son île natale. C’est lui notre guide du jour; il est passionné de botanique et connaît tout des plantes de son île.

Il nous accueille dans un endroit paradisiaque où poussent des arbres gigantesques de toutes sortes et où se dressent une succession de petits farés (maisons traditionnelles). Noé habite ici avec toute sa famille.

Il nous propose de mettre de l’anti-moustique avant la visite, ce que nous nous empressons de faire…

Puis la visite commence; Noé nous fait découvrir les plantes et les arbres de son jardin incroyable.

Ce jardin est vraiment extraordinaire; on dirait que tout foisonne et pousse à volonté, dans une grande tranquillité. On découvre même un ficus énooooorme qui, en 30 ans à peine, fait plus de 20m de haut ! Hallucinant, il ne passe même pas sur la photo !

Puis Noé nous installe dans son camion. Nous sommes chouchoutés comme des rois puisque nous avons à disposition à l’arrière un petit distributeur d’eau fraîche aromatisée au citron, décoré de jolies fleurs.

Noé nous emmène dans une plantation de vanille. En passant, nous rencontrons une drôle de boîte à lettres de forme allongée, sur le bord de la route. A quoi cela peut-il bien servir? C’est la boîte pour la distribution des baguettes de pain!

Puis nous entrons dans la vanilleraie et nous écoutons les explications sur le procédé de fabrication des gousses. La vanille est une liane, qui doit trouver un support pour se développer; c’est pour ça que l’on voit beaucoup de petits arbres dans les vanilleraies. La liane produit ensuite des orchidées; ces fleurs doivent être fécondées manuellement si l’on veut faire naître une gousse de vanille. Il n’y a en effet pas d’insecte pour faire le travail de fécondation ici, c’est donc la main de l’homme qui va permettre aux organes mâles et femelles de la fleur de se rencontrer, générant ainsi la création des gousses. C’est tout simple, mais c’est génial.

Lorsque nous visitons la plantation, les fleurs ont déjà donné naissance aux gousses, mais celles-ci sont encore bien vertes. Elles ne sentent encore que légèrement la vanille. Plus tard, elles deviendront brunes et embaumeront la plantation! Il sera alors temps de les ramasser et de les laisser sécher.

Nous partons, puis nous devons revenir en catastrophe, Sonia ayant fait tomber par terre ses lunettes de vue dans la vanilleraie. On se met tous à chercher et en moins de 2 minutes, on retrouve les précieuses binocles. Ouf.

Noé nous montre encore plein de choses sur la végétation de son île, comme le bois de fer qui a des épines que l’on peut casser et recoller, le tamanu, un fruit comme un abricot avec lequel on fait une huile cicatrisante, et une fougère rigolote, qui si on la pose délicatement sur le corps et qu’on la frappe, dépose tout son pollen d’un coup dessinant ainsi la fougère sur la peau.

Le matin même de cette balade sur l’île, nous avons fait une longue baignade dans le jardin de corail, et les enfants sont extrêmement fatigués… Ils baillent beaucoup et sont HS; ils n’arrivent plus du tout à écouter Noé qui en plus parle en anglais pour nos amis du bateau Sonia et Murilo… Mathilde et Arno vont même s’effondrer dans le camion, (du jamais vu en huit mois de voyage!) Ils vont faire une jolie sieste de 30 minutes tout bien installés, pendant que les autres continuent les visites sur le taro, le manioc, la canne à sucre, etc.

Puis Noé nous emmène à la distillerie de rhum Pari Pari (avec comme emblême la tour Eiffel!).

Nous rencontrons Laurent, un Français passionné de vins qui s’est installé ici, et qui produit des huiles cicatrisantes ou anti-moustiques, des savons, de la vanille mais aussi du rhum. Il nous explique comment il crée son rhum (cela nous rappelle beaucoup la distillerie que nous étions allés visiter à Phuket…).

Quand Mathilde voit toute la cargaison de cannes à sucre, elle devient fébrile. Elle en veut absolument un morceau pour le manger comme elle l’avait fait lors de notre marche à Sapa au Vietnam. Laurent ne sait pas trop de quoi il s’agit alors il noie le poisson…

Il nous montre ensuite son alambic.

Puis, étonnamment, il ne nous fait pas déguster son rhum. Il ouvre seulement sa cuve dans laquelle son rhum reposait et nous propose de tremper notre doigt dedans. On est tous très surpris par une telle technique de dégustation et personne ne veut se lancer… Marijo décide tout de même d’essayer: elle glisse sa main dans le haut de la cuve, mais juge mal la hauteur du liquide totalement translucide à l’intérieur et ressort sa main entièrement trempée de rhum! On a tellement ri! Là voilà maintenant obligée de se lécher toute la main…

Laurent nous montre encore ses sacs de vanille et nous fait sentir comme ça sent bon… Mmmmh!

Pendant ce temps, Noé nous attendait à l’extérieur et nous avait préparé un magnifique plateau de fruits! On se régale!

Mais la nuit tombe, et c’est le moment préféré des moustiques et des nonos pour attaquer nos pauvres petits corps. Les nonos ressemblent à des tout petits moucherons de 1 à 3 mm, et se nourrissent de sang comme les moustiques. Leur piqûre est plus douloureuse et le bouton démange beaucoup plus que celui d’un moustique (il peut durer une semaine!). Les nonos nous attaquent de manière virulente et on se met à danser et à se frapper partout pour essayer de leur échapper (en vain…). Nous inventons donc grâce à Marijo la danse du nono, intitulée “Say no to the nonos!”.

Noé nous ramène vite à sa maison, puis nous retrouvons notre catamaran. La journée a été très dense; les enfants s’effondrent sur leurs couchettes, et les parents aussi!

 

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