Péninsule de Nicoya: des iguanes, des crabes et une tortue!

By 10 juin 2017Costa Rica

Après une très chouette semaine passée à la playa del Coco, nous prenons la route pour la péninsule de Nicoya. Nous disons au revoir à Barbara et à sa famille et nous la remercions encore pour son accueil si chaleureux.

En chemin, nous nous arrêtons pique-niquer dans une ville proche d’un parc public avec des jeux pour enfants (au menu de la famille Pfyffer, toujours le fameux loooong sandwich-baguette…). C’est dimanche, il y a du monde partout. Les gens prennent du bon temps dans le parc public, discutant, marchant, mangeant des glaces. L’ambiance est bon enfant, sympa. Nous avons atterri dans la ville de Nicoya, une ville peu touristique qui respire l’authenticité. Nous sommes les seuls touristes loin à la ronde. Ça fait longtemps qu’on n’a plus vécu cette situation, depuis notre virée en Thaïlande dans la partie plus rurale du pays. C’est vraiment chouette; nous avons les yeux grands ouverts, à la découverte de tout ce qui se passe autour de nous.

Soudain, nous voyons deux énormes iguanes qui se baladent dans le parc. Ça n’a pas l’air d’être anormal pour la plupart des gens. Mais pour nous c’est totalement hallucinant ces deux grosses bestioles qui se baladent au milieu du parc public! Ils ressemblent à des dinosaures en plus! Nous finissons notre pique-nique, toujours amusés par le spectacle sous nos yeux, puis nous continuons notre route.

Les derniers kilomètres avant notre hôtel sont panoramiques; la vue est très belle.

Soudain, on remarque des petites tâches noir et orange qui se déplacent à toute vitesse sur la route. Intrigués, on ralentit et nous découvrons plein de petits crabes hallucinants, avec le corps noir, les pattes rouges et les pinces violettes! On saute dehors de la voiture et on tente de leur courir après pour faire quelques photos, et les enfants profitent du spectacle depuis la fenêtre de la voiture.

Arrivés à destination, nous découvrons un joli petit hôtel de famille: bungalow sympa, piscines, table de ping-pong, balancelles, etc. Et le pied pour les garçons c’est qu’il y a un terrain de foot devant l’hôtel! Ils n’arrivent pas à attendre et partent en courant faire une partie de foot!

Puis Louis, Arno et Mathilde rencontrent Carla et Kim, les deux filles du patron, qui sont toutes contentes de voir des enfants pour jouer. Comme elles ne parlent ni anglais ni français, elles utilisent Google traduction pour parler à nos enfants! Ingénieux, et ça marche! Les voilà tous partis pour des parties de foot, de cache-cache et de ploufs dans la piscine!

Le soir, nous avons rendez-vous à 20h avec Randall, le patron. Passionné de tortues, il emmène voir les tortues sur la plage aux gens qui le désirent. Évidemment, nous sommes de la partie! On ne raterait ça pour rien au monde!

La nuit est tombée, nous partons à la plage avec nos lampes de poche. Randall nous explique que nous allons simplement nous promener et que nous verrons si la chance nous fera rencontrer une tortue. Nous avançons dans la nuit, assez excités et impatients.

Tout à coup, Randall nous montre les empreintes d’une tortue dans le sable. L’animal est sorti de l’eau et est monté un peu plus loin sur la plage. Nous suivons les empreintes, tout contents, et nous la trouvons. Elle est là, devant nous, c’est magique, indescriptible… Randall allume sa lampe rouge, pour ne pas déranger l’animal, et nous nous mettons tous instinctivement à chuchoter et à observer. C’est une tortue olivâtre.

Elle est en train de creuser avec ses pattes arrière. C’est très ingénieux la façon dont elle utilise ses pattes comme deux petites pelles. Cela dure un moment et elle fait quelques pauses pour se reposer. Lorsque le trou fait une trentaine de centimètres de profondeur, elle se met en position au-dessus.

Nous retenons notre souffle, puis soudain, un à un tombent les œufs. C’est magique, incroyable! Les enfants disent que cela ressemble à des balles de ping-pong et c’est exactement ça, mais en plus mou.

A ce moment-là, Randall dit aux enfants qu’ils peuvent venir très doucement toucher la carapace. La tortue est entrée dans une sorte de transe et elle n’est pas dérangée si on la touche juste maintenant. Les enfants trouvent ça génial; ils disent que c’est drôlement dur une carapace!

Lorsqu’elle a déposé une cinquantaine d’œufs dans le trou, la tortue se met à le reboucher avec ses pattes arrière. Randall l’aide un peu. Puis, elle se met à frapper le sol avec son ventre pour bien recouvrir et tasser le trou. Ça fait un bruit impressionnant et surtout cela fait vibrer le sol.

Puis la tortue retourne à la mer. Gentiment elle retourne vers l’eau, en faisant quelques pauses.

On sent qu’elle a bien travaillé et qu’elle est fatiguée! Elle s’approche de l’eau, entre dans les vagues; nous distinguons plus que la bosse sombre de sa carapace dans la nuit. On retient notre souffle tellement c’est magique. Une, deux, puis trois vagues et on ne la voit plus…

On reste là cinq minutes, tout excités, à se raconter tout ce qu’on vient de voir, tout ce que chacun a pensé, comment c’était incroyable et génial, et c’est avec un sourire en banane que nous rentrons à l’hôtel.

Le lendemain, les enfants profitent encore pour jouer un moment tous ensemble puis nous partons. On se fait des grands aurevoirs, c’était une super étape avec de jolies rencontres. Nous avons beaucoup aimé le village de Corozalito car nous avons l’impression d’y avoir vu un Costa Rica authentique, ce qui était moins le cas de Playa del Coco. On aurait aimé rester un peu plus longtemps!

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